

Il existe sur Terre différents types de climats : océanique, continental, tropical… L’impact du changement climatique n’est - et ne sera - pas identique sur chacun d’entre eux. Plus le climat d’une région est extrême, plus l’impact du réchauffement risque, en effet, d’y être important.
En outre, chaque pays ne dispose pas des mêmes armes pour affronter les conséquences de ces bouleversements. Dans les pays en développement, où les infrastructures sont rudimentaires (système d’alerte en cas de catastrophe naturelle, hôpitaux…), les répercussions sur la population seront de fait plus sévères que dans les pays industrialisés. Il suffit de comparer ce qui se passe déjà au Texas et en Argentine pour le mesurer. Ces deux États possèdent le même climat (subtropical humide) et pâtissent depuis plusieurs années du même fléau : sécheresse et baisse de la production agricole. Pourtant, les dégâts causés en Argentine sont bien plus graves qu’au Texas. Grâce aux aides du gouvernement américain et à des systèmes d’irrigation performants, les ranchs texans arrivent à tenir bon, tandis que les agriculteurs argentins ont dû abandonner 10% de leurs terres cultivables.
Monoculture et absence de politique de gestion durable des ressources sont les symptômes typiques des pays en développement qui leur feront plus difficilement supporter les effets du changement climatique. Les aides en leur faveur, annoncées lors de la conférence de Copenhague en décembre 2009, devraient toutefois permettre de limiter les dégâts. L’union européenne s’est engagée en mars 2010 à contribuer à hauteur de 2,4 milliards d’euros par an au moins jusqu’en 2012.
Pour en savoir plus :
http://www.developpementdurable.com/economie/2009/09/A2854/changements-climatiques-qui-detient-la-palme-de-la-vulnerabilite.html
http://www.euractiv.fr/energie-climat/article/2010/03/12/face-urgence-climatique-lue-semble-determinee-aider-pays-pauvres_65519
