

Les Iles Vanuatu englouties dans le Pacifique, un tiers du Bangladesh rayé de la carte, la ville des Saintes-Maries-de la mer (dans le Sud de la France) les pieds dans l’eau ! Telles seront sans doute quelques-unes des conséquences parmi les plus impressionnantes de l’inexorable montée des océans due au réchauffement climatique. Si la température du Globe augmente comme le prévoient les scientifiques, leur niveau pourrait grimper d’au moins un mètre d’ici la fin du siècle. Depuis quinze ans, il s’est en effet déjà élevé en moyenne de 2,4 mm par an et le rythme semble s’accélérer ces dernières années.
Ce phénomène résulte de plusieurs mécanismes physiques. L’expansion thermique, d’abord. Comme tout corps réchauffé, l’eau se dilate. Certes, assez peu, mais appliqué aux énormes masses d’eau des océans, cet effet peut finir par représenter plusieurs dizaines de centimètres. Second mécanisme, beaucoup plus redoutable : la fonte des glaces. Pas n’importe lesquelles, cependant. Celles de la banquise n’ont pas d’impact, tout comme un glaçon qui fond ne change pas le niveau de l’eau dans le verre. Seules les glaces qui se trouvent sur les continents peuvent venir gonfler les flots de la Grande bleue : les calottes polaires (Arctique et Antarctique), les calottes glaciaires (Islande), les glaciers de montagne, les neiges éternelles… En dégelant peu à peu, ces réservoirs d’eau glacée risquent à terme de provoquer des dégâts considérables. Si toute l’eau douce gelée stockée au Groenland et en Antarctique se retrouvait entièrement à l’état liquide, le niveau des mers augmenterait … de plusieurs dizaines de mètres. Mais un tel futur n’est envisagé par aucun scénario d’évolution climatique aux échelles de temps humaines.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
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