

Vivre sans pétrole ? L’enjeu est de taille puisque l’or noir contribue pour 34% aux besoins d’énergie primaire du monde !
Le remplacer dans les chaudières ou les centrales électriques, où il sert de combustible, ne présente aucune difficulté technique. Sauf qu’on lui substitue en général du gaz naturel ou du charbon qui sont tout aussi polluants ! C’est pourquoi il est important de développer rapidement des énergies non carbonées, notamment les énergies renouvelables (éoliennes, panneaux solaire, usines marémotrices …). (Voir fiche On parle de « transition énergétique ». De quoi s’agit-il)
Côté carburants (53% du pétrole consommé), l’or noir a une alternative simple, mais très peu « verte » : le charbon liquéfié. Les agrocarburants constituent aussi une solution pour se passer d’essence d’origine fossile, mais ils affichent pour l’instant un bilan carbone guère meilleur qu’elle. Leur généralisation, qui monopoliserait de larges surfaces cultivables, pourrait en outre poser problème car elle se ferait au détriment de la production d’aliments. Cet inconvénient pourrait cependant disparaître avec la mise au point de biocarburants de « seconde génération », qui utilisent non pas des grains mais des déchets de plantes (tiges…). À moyen terme, l’espoir repose aussi sur la généralisation de la voiture électrique et le développement de la pile à combustible. A condition toutefois qu’électricité et hydrogène soient fabriqués à partir d’énergies non carbonées (renouvelables ou nucléaire).
Le défi lancé à la chimie (15% du pétrole) est tout aussi délicat : on sait déjà fabriquer quelques plastiques à partir de maïs ou de ricin. Mais de là à produire toutes les matières plastiques à partir de la biomasse.html" target="_blank">biomasse, il y a encore du chemin !
Pour en savoir plus :
http://www.worldenergyoutlook.org/docs/weo2009/WEO2009_es_french.pdf
