
Les activités humaines génératrices de gaz à effet de serre (GES) et les soubresauts du soleil ne sont pas les seuls facteurs susceptibles de perturber le climat de la Terre. Les grosses éruptions volcaniques peuvent également jouer un rôle non négligeable. Le réveil en mars dernier du volcan islandais Eyjafjöll, qui a fortement perturbé le trafic aérien en l’Europe du Nord, puis celui du Pacaya au Guatemala deux mois plus tard, a nécessairement relancé le débat.
En effet, en projetant d’énormes panaches de poussières et de gaz dans l’atmosphère, les volcans actifs sont capables de juguler transitoirement le réchauffement climatique auquel est aujourd’hui soumis notre planète (voir fiche Pourquoi dit-on que la planète se réchauffe ?).
Les cendres en suspension à haute altitude et le dioxyde de souffre fréquemment propulsé en l’air agissent de fait comme un parasol qui réduit la quantité d’énergie solaire reçue par la Terre et fait ainsi chuter la température à sa surface. Suite à l’éruption du Pinatubo aux Philippines en 1982, le thermomètre avait par exemple baissé d’environ 0,5°C en moyenne (et jusqu’à 1,5°C près des pôles).
Mais ce coup de froid étant de courte durée (de un à dix ans selon l’intensité de l’éruption), il serait absurde de compter sur ce phénomène pour inverser la tendance actuelle. Dommage, car comme l’a montré une étude de l’Institut de géophysique de Hambourg, publiée en mai 2010, les sels de fer contenus dans les cendres volcaniques dopent le plancton, ce qui accroît ainsi la capacité de l’océan à fixer le CO2, donc à atténuer la concentration en GES de l’atmosphère (voir C’est quoi un puit de carbone ?)
Pour en savoir plus
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2428_eruptions_volcaniques_cendres_algues.php
