

Les océans, qui couvrent 70% de la surface de notre planète, forment un énorme réservoir qui atténue les variations climatiques. L’eau de mer possède en effet une inertie thermique presque deux fois supérieure à celle de la terre ferme. Son voisinage réduit donc les contrastes de températures. Ainsi, la ville russe d’Irkoutsk, qui se trouve en plein milieu d’un continent, enregistre des écarts de 50°C (de -27°C en hiver à +23°C en été), alors que l’île Macquarie située presque à la même latitude (mais dans l’hémisphère Sud) n’est confrontée qu’à des amplitudes moyennes de 6,3°C (de 2,5 à 8,8°C).
Les courants océaniques jouent également un rôle important, dans la mesure où ils transportent des eaux chaudes superficielles de l’équateur vers les pôles, et des eaux froides profondes en sens inverse. C’est ainsi, par exemple, que le Gulf Stream, qui charrie des eaux équatoriales de l’Atlantique vers le Nord, adoucit le climat de l’Ouest de l’Europe. En son absence, le thermomètre pourrait descendre en France à certaines périodes de l’année sous la barre des - 40°C !
Mais les océans sont aussi de grands modérateurs du changement climatique global, car ils emmagasinent la chaleur de l’atmosphère et piègent le CO2 contenu dans l’air. Ils ralentissent ainsi la montée des températures en freinant l’augmentation de l’effet de serre. Leur capacité de stockage n’est toutefois pas illimitée. S’ils arrivaient un jour à saturation, ils ne pourraient plus amortir l’envolée des températures.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration
En savoir plus :
http://crdp.ac-amiens.fr/enviro/air/air_maj_detail_p1_3ter.htm
Illustration vidéo CNES
http://www.dailymotion.com/video/x5uj5q_le-changement-climatique_tech
