

Ce gaz, habituellement présent en très faible quantité dans l’air, modifie la transparence de l’atmosphère vis-à-vis des rayons du soleil. Lorsque ces derniers parviennent au voisinage de notre Terre, ils sont soit immédiatement réfléchis vers l’espace (30% d’entre eux), soit absorbés par l’atmosphère (à hauteur de 20%), soit transmis jusqu’à la surface du Globe (50%) qu’ils réchauffent. Cette chaleur est alors renvoyée sous forme de rayons infrarouges vers l’atmosphère. Or celle-ci ne les laisse pas tous repartir dans l’espace car elle fonctionne comme un « piège à chaleur ». Telle une serre de jardinier, elle laisse entrer les rayons du soleil mais empêche ensuite les infrarouges de s’échapper. Le dioxyde de carbone (CO₂) est en grande partie responsable de cette rétention puisqu’il est opaque aux infrarouges. Il se comporte donc comme les vitres d’une serre et favorise ainsi l’accumulation de chaleur tout autour de notre planète.
De fait, l’effet de serre est un phénomène naturel indispensable, dans la mesure où il maintient la température moyenne du Globe à environ +14°C. Sans lui, la vie serait difficile sur Terre car le thermomètre tomberait à -19°C, voire même à -100 °C suite à la formation de nombreuses calottes glaciaires qui réfléchiraient les rayons du soleil au lieu de les absorber ! Mais lorsqu’on augmente la teneur en CO₂ de l’atmosphère, même en faible proportion comparé au volume total de l’air, on augmente cet effet de serre naturel, et donc forcément aussi la température de la Terre.
Attention à ne pas dépasser les doses : sur la planète Venus, dont l’atmosphère est très chargée en CO₂, la température dépasse les… 420°C !
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration
En savoir plus :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/sysfacte/effetserre/index.htm
