

L’impact du changement climatique sur les végétaux (voir fiche Comment les plantes s’adaptent-elles au réchauffement climatique ?) pose un problème de santé public majeur. Des hivers moins rigoureux sont en effet synonymes de pollinisation plus précoce et, surtout, plus longue. En outre, l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère, due principalement à l’intensification des activités humaines, stimule non seulement la croissance des plantes mais aussi leur production de pollen. Un pied d’ambroisie émet ainsi aujourd’hui 10 grammes environ de pollen par an, contre 5,5 grammes en moyenne dans les années 1990 selon l’Onerc. La conjugaison de ces différents facteurs se traduit inévitablement par un nombre accru de rhinites allergiques (le fameux rhume des foins printanier), de conjonctivites et de crises d’asthme.
Et ce n’est pas tout. La hausse des températures modifie aussi l’aire de répartition géographique de certaines espèces. En migrant vers le Nord, elles exposent de nombreuses personnes à des allergènes auxquels elles n’étaient pas soumises auparavant, ce qui augmente encore l’incidence des troubles d’origine allergiques.
Comme le signale le Pr. Gérard Huchon, secrétaire de la Fédération française de pneumologie, « à chaque degré de température supplémentaire, on observe une hausse de 15% des hospitalisations pour cause respiratoire, ainsi qu’un doublement du taux de mortalité ».
Près de dix millions de Français souffrent déjà d’allergie aux pollens. Avec le changement climatique, ce chiffre pourrait être multiplié par deux.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
Pour en savoir plus :
http://www.urgencesanteclimat.com/index.php?page=interventions
