

Pendant ses 121 heures 30 de vol, Jean-Louis Etienne a vécu seul dans une nacelle exiguë (moins de 5 m2) conçue sur mesure selon ses plans.
De forme hexagonale, elle a été aménagée en trois parties : une table de travail, une banquette qui lui a servi de siège et de couchette et un espace de stockage pour le matériel et la nourriture. L’étroitesse de l’habitacle ne lui a pas permis une grande liberté de mouvement. L’explorateur pouvait certes se mettre debout sous le dôme de la nacelle, mais sans possibilité de marcher. Par ailleurs, en dépit des températures extérieures glaciales (–10°C à –35 °C), Jean-Louis Etienne n’a pas souffert du froid grâce aux panneaux en fibres de verre et en mousse de polyuréthane de la nacelle qui ont assuré une parfaite isolation thermique.
Piloter la rozière a été sa principale activité, en raison des conditions météorologiques exécrables qui l’ont obligé à piloter à la main de longues heures durant. À proximité du Pôle, une tempête lui a notamment imposé 15 heures de navigation éprouvantes à plus de 80 km/h très près du sol (entre 150 et 300 mètres d’altitude). Difficile de profiter du paysage à travers les hublots dans ces conditions.
Bien que seul à bord, Jean-Louis Etienne n’a pas été coupé du monde très longtemps. Il est en effet resté en contact étroit avec le centre de contrôle du vol situé à Saint-Denis, dans les locaux de Generali France. Sur le qui-vive 24h sur 24, celui-ci était orchestré par Luc Trullemans (son routeur météo) et Christophe Houver (le directeur de vol). Un tandem soudé et efficace qui est parvenu à conseiller habilement l’explorateur lors de son périple, jusqu’à son atterrissage.
Une aventure humaine hors du commun !
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