

Jean-Louis Etienne n’a pas ménagé sa peine tout au long de son expédition. Il n’a pas souffert du froid, mais des conditions météorologiques extrêmes.
Le 5 avril 2010, le décollage du Generali Arctic Observer fut précipité à cause du vent qui balayait le sol de Longyearbyen et aurait pu, s’il se renforçait, déchirer le ballon lors de son gonflage. Ce défi, ô combien délicat, a été relevé avec brio : la rozière s’est élevée majestueusement dans les airs au-dessus du Spitzberg. Un spectacle de toute beauté.
Le médecin-explorateur a ensuite survolé « tranquillement » la banquise durant plusieurs heures. Ce répit fut de courte durée car, au voisinage du Pôle Nord, une tempête de neige s’est déclarée. Le ballon, secoué par les vents violents, a filé à très basse altitude, parfois à moins de 40 mètres, et à plus de… 85 kilomètres heure ! Jean-Louis Etienne s’en est bien sorti, mais une série d’avaries se sont manifestées rapidement après : manque d’électricité en raison d’un ensoleillement insuffisant sur les panneaux solaires, perte du timer qui régule le brûleur, début d’incendie dans la nacelle… Résultat : il fut contraint de détourner sa trajectoire.
Au lieu de poursuivre sa route vers l’Alaska, comme cela était initialement prévu, il a obliqué vers l’Est pour rejoindre la Sibérie, où il a atterri après 131 heures 30 de vol. Pari gagné !
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