
… le CO2 atmosphérique ?
Le ballon Generali Arctic Observer sera équipé d’une sonde miniature qui relèvera régulièrement la teneur en CO2 de l’air (voir fiche “Pourquoi le CO₂ serait-il si dangereux ?”). Les données obtenues seront transmises en temps réel aux chercheurs du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (CEA-CNRS). Grâce à leur connaissance de la circulation des masses d’air à l’échelle du Globe, ils pourront notamment déterminer l’origine géographique des éventuelles surconcentrations de gaz à effet de serre.
… le magnétisme terrestre ?
L’intensité du champ magnétique sera mesurée par un magnétomètre de haute précision développé pour le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) par le Laboratoire d’Electronique et de Traitement de l’Information (LETI) du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) de Grenoble. Ces informations seront transmises à l’Institut de Physique du Globe de Paris. Cet instrument est identique à ceux qui seront prochainement embarqués à bord des trois satellites SWARM de l’Agence Spatiale Européenne afin de réaliser la surveillance du champ magnétique terrestre depuis l’espace avec une précision inégalée.
… les particules en suspension ?
Jean-Louis Etienne mesurera les petites particules en suspension dans l’air (aérosols) à l’aide d’un photomètre solaire portable. Des prélèvements seront également effectués par un piège placé sous le ballon afin de déterminer la composition de ces aérosols et d’essayer d’en retracer l’origine. Il fera de plus des observations et des photos de nuages.
Les résultats des mesures d’aérosols seront mis à la disposition des classes du projet Calisph’Air qui feront également des mesures et les croiseront avec les données globales mesurées par satellites (PARASOL, CALIPSO) pour comprendre, en particulier, le déplacement et l’évolution des grands épisodes générateurs d’aérosols (transports de poussières désertiques, feux de biomasse,…).
… l’ozone ?
Jean-Louis Etienne mesurera l’ozone troposphérique avec un ozonomètre portable, développé dans le cadre du programme scientifique et éducatif GLOBE. Les résultats de ces mesures seront mis à la disposition des classes du projet pédagogique Calisph’Air qui feront également des mesures et les croiseront avec les données globales mesurées par les satellites (IASI sur METOP) pour mieux comprendre comment interviennent les pics d’ozone, fruit des activités humaines (automobiles…) et comment ce polluant se propage.
Merci au CNES pour sa collaboration.
En savoir plus :
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/7167-calisph-air.php
http://www.globe.gov
Illustration vidéo du CNES
Tout savoir sur les aérosols :
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/6054-les-aerosols-jettent-un-froid.php
Et une vidéo sur l’ozone :
http://www.dailymotion.com/video/x7m8rq_ozone-quelle-evolution-depuis-30-an
