

L’Arctique n’est pas couvert par les gros satellites de télécommunication géostationnaires. Ces satellites, qui tournent au même rythme que notre planète à 36 000 kilomètres d’altitude dans le plan équatorial de la Terre, ne couvrent pas en effet les régions polaires, les moins peuplées de la Terre. Mais Jean-Louis Etienne a trouvé une solution pour pallier cette carence.
En se raccordant au réseau de satellites Iridium, composé de 66 satellites à orbite polaire, il a pu dialoguer régulièrement avec ses routeurs au sol et recevoir leurs instructions. Sa position GPS, son altitude et sa vitesse de navigation ont de même été transmises automatiquement au PC Vol toutes les 15 secondes, lorsque les conditions météorologiques le permettaient.
Ce réseau de mini-satellites, qui autorise l’envoi de petits fichiers (jusqu’à 50 kilo-octet), a également été utilisé pour transmettre en temps réel les mesures scientifiques effectuées lors de l’expédition par des sondes embarquées sur le ballon. Un dispositif bien rodé, également utilisé par les marins lorsqu’ils réalisent le tour du monde en passant par les pôles.
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