

Traverser l’océan glacial Arctique en ballon et en solitaire ne s’improvise pas. Il a fallu ainsi près de deux ans à Jean-Louis Etienne pour élaborer et mettre en œuvre son projet.
Tout d’abord, la nacelle. Avec son équipier de longue date, Gérard Guérin, il a imaginé et fait construire un habitacle à sa mesure, isolant du froid, solide et le plus léger possible. Ensuite, la rozière. Conçue par l’Écossais Don Cameron, le « maître » des constructeurs de ballon, il a été prévu pour affronter les conditions météorologiques extrêmes de l’Arctique. Ces différents éléments de l’aéronef, ainsi que le reste du matériel nécessaire (brûleurs, tableau de bord…), ont été acheminés par cargo au Spitzberg en novembre 2009, avant que la mer ne gèle. Jean-Louis Etienne les a retrouvé fin mars 2010, quelques jours avant le départ de son expédition.
Entre temps, l’explorateur des pôles a peaufiné son entraînement technique. Avec Philippe Hamain, son instructeur, il a surtout perfectionné l’art du décollage et de l’atterrissage en ballon, les phases les plus délicates du vol. Contrairement à ses précédentes expéditions au pôle Nord (à pied ou à la dérive), « Generali Arctic Observer » ne lui a pas réclamé une préparation physique très importante. Mais Jean-Louis Etienne a tout de même été étroitement suivi par Jean-Yves Chauve, médecin des courses au large. Pour un projet de cette envergure, aucun faux pas n’était permis. L’explorateur est donc parti entouré des meilleurs. Heureusement, car sa traversée de l’Arctique s’est avérée bien plus périlleuse que prévu.
http://www.jeanlouisetienne.com/generali_arctic_observer/journal_de_bord.cfm?article=48
