
Pour enrayer le réchauffement climatique, les États doivent impérativement limiter leurs émissions de ges.html" target="_blank">gaz à effet de serre (GES). Mais il n’existe pas de solution miracle unique. Transports, bâtiments, agriculture, déforestation, grande distribution… Toutes ces activités ont leur part de responsabilité. Tous doivent donc réduire fortement leur dépendance au « carbone ».
Première voie : plafonner autoritairement les émissions de GES. Ce sont les quotas de CO2 imposés à l’industrie européenne depuis 2005 qui l’incitent à produire « plus vert ». La Grande-Bretagne réfléchit même à élargir ce concept à tous les citoyens.
Autre méthode : taxer les émissions. C’est la fameuse « taxe carbone ». Du chauffage domestique à la voiture, chacun se trouverait ainsi contraint de revoir son mode de vie. Mais cette taxe est critiquée car socialement injuste dans la mesure où les ménages les plus « carbonés » sont souvent les plus modestes, contraints à de longs trajets en voiture en raison des prix prohibitifs des logements en centre ville. Réfréner le changement climatique implique donc, aussi, une nouvelle politique de la ville : davantage de transports en commun, rapprochement entre zones d’habitation et d’affaires, et, surtout, mixité sociale accrue.
Dernière piste : imaginer des mesures incitatives, comme les crédits d’impôts pour l’isolation des logements anciens ou les aides à la recherche sur les véhicules électriques. Enfin, le consommateur doit pouvoir choisir en toute connaissance de cause. C’est pourquoi, dès 2011, tous les produits de grande consommation (pâtes, biscuits, viande, détergents…) devront afficher leur bilan carbone.
Pour en savoir plus
http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/syr/ar4_syr_fr.pdf
http://europa.eu/legislation_summaries/environment/tackling_climate_change/index_fr.htm
