

Prévision de la colonisation chenilles processionnaires du pin en 2025
(zones noires : plus de 50 nids par pin)
Certains animaux, extrêmement sensibles aux températures, voient déjà leur aire de répartition modifiée avec le changement climatique. Tel est notamment le cas de la chenille processionnaire du pin, cette larve rouge et noire de papillon de nuit (Thaumetopoea pityocampa Schiff) particulièrement connue pour ses poils urticants et les dégâts qu’elle provoque sur les arbres où elle élit domicile (principalement des pins, mais aussi parfois des cèdres).
Véritable baromètre du réchauffement en cours, elle étend son territoire à toute allure vers le Nord de la France, d’environ 5,5 kilomètres par an depuis 1996 selon l’Institut national de recherche agronomique (Inra) de Bordeaux. Ce témoin vivant de la hausse progressive du thermomètre, autrefois cantonné aux régions méridionales, a franchi la Loire au cours des années 1990 et se retrouve aujourd’hui à moins de 36 kilomètres de Paris. Si l’on en croit les chercheurs, cet insecte très allergisant risque de se retrouver d’ici peu entre octobre et mars dans les forêts de Fontainebleau ou de Vincennes. Un habitat impensable pour lui auparavant, dans la mesure où il ne survit que si la température est supérieure à 9°C le jour dans son nid et à 0°C dehors lorsqu’il sort pour se nourrir la nuit.
Selon les modèles d’expansion géographiques établis par les biologistes de l’Inra, la chenille processionnaire du pin pourrait entrer dans Paris d’ici à 2025 si la hausse des températures avoisine les 3°C. Un marqueur du réchauffement que chacun d’entre nous pourra alors facilement repérer.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
Pour en savoir plus :
http://www.inra.fr/les_recherches/exemples_de_recherche/processionnaire_du_pin_et_changement_climatique
http://www.scientific.micropolis-aveyron.com/fr/collaborations-scientifiques/chenille-processionnaire-pin/processionnaire-rechauffement-climatique
