
Lors du sommet de Copenhague sur le climat, qui s’est tenu en décembre 2009, la communauté internationale a réaffirmé la nécessité de limiter à 2°C le réchauffement de la planète d’ici à 2100. (Voir fiche Pourquoi redoute-t-on que la température s’élève au-delà de 2°C). Cet objectif sera maintenu lors de la prochaine conférence internationale sur le climat, qui se tiendra à Cancun (Mexique) début décembre 2010. Pour ne pas dépasser ce seuil, il faudra diminuer nos émissions de gaz à effet de serre (GES) en respectant certaines échéances.
2020 : c’est l’année charnière au cours de laquelle le monde devra impérativement avoir franchi son « pic » d’émissions de GES. Ces dernières devraient donc commencer à baisser (d’environ 3 à 4% par an). Mais, bien sûr, pas question d’attendre le dernier moment pour faire des efforts : c’est le volume global des émissions qui conditionne la quantité de GES présente dans l’atmosphère et, donc, le réchauffement. Pour bien faire, selon le météorologue allemand Malte Meinshausen, nous ne devrions pas émettre plus de 1000 milliards de tonnes de CO2 entre les années 2000 et 2050. Il est donc urgent d’agir puisque 230 milliards de tonnes ont déjà été rejetées entre 2000 et 2006.
2050 : À cette échéance, les émissions mondiales de GES devront avoir diminué d’environ 50 % par rapport à leur niveau de 1990. Pour que les régions les plus pauvres puissent tout de même se développer, les pays industrialisés devront d’ici là réduire les leurs d’environ 80%.
2100 : À la fin du siècle, les efforts des décennies précédentes devraient avoir porté leurs fruits. Mais pour stabiliser définitivement les températures, il est impératif que nous ayons appris entre temps à séquestrer plus de CO2 que nous en émettons.
En savoir plus :
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/09/628&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr

