
Non, elles ne résultent pas toutes des activités humaines. Et heureusement, sinon l’atmosphère n’existerait pas et nous ne serions pas là ! (cf. fiche “Comment le CO2 accroît-il l’effet de serre”)
Le corps chimique responsable des ¾ de l’effet de serre est d’ailleurs celui auquel on pense le moins spontanément : c’est l’eau, sous toutes ses formes (vapeur, liquide…). Le second, le désormais célèbre CO2, n’est pas non plus généré uniquement par l’homme. Il provient aussi de la respiration des plantes, de la décomposition de la matière organique, des éruptions volcaniques ou encore des feux de forêts.
Le méthane (CH4), qui est aussi un puissant gaz à effet de serre, est quant à lui principalement issu de la fermentation des matières végétales dans les marais ou… de l’estomac des ruminants ! De plus, on a récemment découvert que certaines plantes en émettaient aussi, de même que les « volcans de boue », des cônes sous-marins formés d’eau, de gaz et de boue. Des grandes quantités de méthane seraient également présentes à l’intérieur du sous-sol gelé russe et au fond des océans, sous forme d’hydrates de carbone. Avec le réchauffement climatique, ces réserves accumulées au fil de millions d’années pourraient être rapidement libérées et relarguées dans l’atmosphère. Un phénomène qui accélérerait forcément l’envolée des températures.
En savoir plus :
http://www.inra.fr/dpenv/sauvac18.htm

