Tempêtes, pluies diluviennes, sécheresses, inondations… Face à ces fléaux climatiques dévastateurs, qui se multiplient depuis quelques années, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Selon leur situation géographique, leur plan d’urbanisme, la qualité de leurs infrastructures et leur politique de gestion des risques, le degré d’exposition de chacun varie considérablement. D’après une étude récente de la société britannique Maplecroft, le Bangladesh, l’Indonésie, l’Iran et le Pakistan figurent en tête des états les plus menacés. Mais la France (17ème rang sur 229), l’Italie (18ème) et les Etats-Unis (37ème) sont tout de même des régions à hauts risques.
Entre la tempête Xynthia qui a ravagé le littoral de Vendée et de Charente-Maritime en février 2010 (et fait 47 morts), les vagues géantes sur la côte d’Azur en mai, les orages de grêlons dans le Doubs et les terribles inondations survenues dans le Var un mois après (23 morts), l’Hexagone paie de fait un lourd tribut aux phénomènes météo extrêmes pour lesquels nous ne sommes pas préparés. Un rapport du Sénat, rendu public en juin 2010, stipule en effet que le risque d’inondation concerne désormais deux communes françaises sur trois, en raison notamment des risques de ruissellement et de l’élévation du niveau des mers dus au réchauffement climatique (voir Pourquoi le niveau des mers monte-t-il ?). Et si l’on en croit la Mission Risques Naturels (MRN), le coût de ces catastrophes va fortement augmenter. Il devrait au moins doubler d’ici à 2030 (à 60 milliards d’euros).
Pour éviter le pire, une cartographie des zones les plus dangereuses et un plan national de prévention des risques sont en cours d’élaboration. Des mesures que les collectivités locales devront appliquer sans tarder.
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