
Différents moyens sont envisagés pour climatiser notre planète afin de contrecarrer le changement climatique en cours. Certains semblent totalement utopistes, comme l’installation dans l’espace de milliards de réflecteurs susceptibles de détourner une partie des rayons du soleil pour qu’ils ne frappent plus la Terre. D’autres, bien que séduisants sur le papier, paraissent peu efficaces tel le déversement d’une grande quantité de sulfate de fer dans l’océan. Ce procédé, sensé stimuler la prolifération des micro-algues du plancton et donc la capture de CO2, pourrait de fait bouleverser les écosystèmes marins sans avoir de réel impact sur l’envolée des températures. Une fois mortes, nombre de micro-algues risquent en effet de relibérer le CO2 ingéré.
D’autres projets de géo-ingénierie sont à l’étude. L’injection de sulfures dans la haute atmosphère est sérieusement étudiée. Imaginée par Paul Crutzen, prix Nobel de chimie en 1995, cette solution consisterait à pulvériser à l’aide de fusées des millions de tonnes d’hydrogène sulfuré liquide à 20 kilomètres d’altitude. Au contact de l’oxygène, ces composés chimiques formeraient des gouttelettes capables de réfléchir ou d’absorber la lumière du soleil plusieurs mois durant et de baisser ainsi la température de la Terre de 1,5°C, comme l’avait provoqué l’éruption du volcan Pinatubo en 1991. La création artificielle de nuages ou l’installation d’arbres artificiels à base de résine piégeuse de CO2 est aussi examinée.
Certaines de ces techniques verront peut-être le jour. Mais à l’heure actuelle, le plus sûr moyen de freiner le changement climatique est de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
En savoir plus :
http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/actualite/environnement/neuf-inventions-pour-refroidir-la-planete_833624.html
http://www.econologie.com/refroidir-la-terre-pour-lutter-contre-le-rechauffement-articles-3412.html
