
Il faudra bien s’y faire : le pétrole, le gaz et le charbon ne sont pas éternels. Comme ils émettent trop de CO2 et que leurs gisements finiront un jour par s’épuiser, ces sources d’énergie fossile sont forcément condamnées à plus ou moins longue échéance. L’exploitation des gaz dits non conventionnels, que l’on envisage d’extraire des roches argileuses, permettrait certes de retarder la pénurie d’hydrocarbures, mais pas d’y échapper car leurs stocks ne sont pas non plus infinis. Il est donc primordial de leur trouver des substituts. L’enjeu est de taille car les hydrocarbures fournissent aujourd’hui 80% des besoins énergétiques mondiaux, contre seulement 20% pour les sources d’énergie non carbonées (nucléaire, éolien, solaire…). Inverser ces proportions du jour au lendemain est de fait impossible. Une période d’adaptation intermédiaire est à prévoir. C’est ce que l’on appelle la « transition énergétique ».
Les plus pressés devront attendre. Selon les experts, cette transition devrait s’échelonner sur au moins un siècle, dans la mesure où elle nécessitera non seulement de développer les énergies renouvelables mais aussi d’améliorer l’éfficacité énergétique des machines pour les rendre moins gourmandes en énergie. Afin qu’elle puisse s’achever aux alentours de 2100, l’Institut Français du Pétrole (IFP) estime indispensable que les énergies alternatives parviennent à répondre à la moitié de la demande dès 2050.
Un objectif très ambitieux puisque les besoins énergétiques ne cessent d’augmenter. Si l’on en croit l’Agence Internationale de l’Energie, ils risquent de progresser d’environ 40% d’ici à 2030.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
Pour en savoir plus :
http://www.ifp.fr/developpement-industriel/nouvelles-technologies-de-l-energie/preparer-la-transition-energetique
http://www.actu-environnement.com/ae/news/gaz_non_conventionnels_schistes_9820.php4

