
Les scientifiques ne forment pas une communauté homogène. De tout temps, certains ont remis en cause les théories majoritaires en proposant des explications divergentes de celles de la plupart de leurs confrères. C’est ce qui se passe aussi aujourd’hui en matière de réchauffement climatique.
Selon les quelques 2 500 éminents chercheurs réunis au sein du Giec, le lien entre hausse des températures et élévation du taux de CO2 dans l’atmosphère serait scientifiquement démontré avec 90% de certitude. Leurs rapports concernant l’état des connaissances sur le climat et les différents scénarios d’évolution possibles, sur lesquels sont fondées les réunions entre chefs d’États (comme à Copenhague en décembre 2009), ne font toutefois pas l’unanimité.
Sans nier la possibilité d’un changement climatique, certains chercheurs réprouvent en effet les travaux du Giec. Ils critiquent la qualité des données employées pour établir les courbes de progression des températures. Ils contestent aussi les modèles d’évolution climatique utilisés, considérés trop « frustres » compte tenu de la complexité des phénomènes en jeu. En particulier, ils rejettent le lien de cause à effet établi entre émissions anthropiques de CO2 (c’est-à-dire liée aux activités de l’Homme) et réchauffement global. Quelques géophysiciens suggèrent ainsi que la hausse des températures constatées au cours des dix dernières années serait liée aux cycles de l’activité du Soleil plutôt qu’à l’impact humain.
Selon leur hypothèse, la décennie à venir ne serait donc pas aussi chaude que ce que prédisent les modèles du Giec puisque le soleil entre dans une phase de calme relatif.
Nous en aurons le cœur net d’ici quelques années. Mais ne faut-il pas prendre toutes les précautions en limitant les activités consommatrices de carbone ?
Pour en savoir plus :
http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=11802
