
La question paraît insolite, et pourtant : face au réchauffement climatique, hommes et femmes ne sont pas égaux. Ces dernières se révèlent en effet plus vulnérables. Elles risquent de voir leur niveau de vie ainsi que leur santé se dégrader de manière plus importante. A tel point que le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a attiré l’attention sur ce problème dans son dernier rapport.
Les explications sont multiples. Le réchauffement, tout d’abord, affecte en premier lieu les personnes les plus pauvres, celles qui n’ont pas les moyens économiques ou culturels de se protéger des changements climatiques, de s’y adapter, voire de migrer afin d’y échapper. Or les femmes, qui sont souvent exclues de l’école dans de nombreux pays, financièrement assujetties à leur conjoint ou - pire - seules avec leurs enfants, sont légion parmi les plus démunies. Elles sont très majoritaires parmi le milliard et demi d’individus vivant avec 1 $ par jour ou moins.
Facteur aggravant : elles dépendent plus que les hommes de leur environnement. Dans les pays en développement, ce sont exclusivement les filles et les femmes qui vont en effet chercher l’eau et le bois nécessaires au foyer. Et ce sont elles qui produisent aussi 60 à 80 % des cultures vivrières indispensables à la survie de la famille. Les sécheresses, les inondations et la déforestation affectent donc davantage leurs activités que celles de la gente masculine.
Enfin, les femmes sont plus souvent victimes de violences lors des migrations forcées ou des conflits entre population. (voir fiche Pourquoi dit-on que le réchauffement Climatique risque d’entraîner des conflit entre population ?) Le changement climatique leur est donc bien moins favorable.
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
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