
Evolution des deux gaz à effet de serre de l’atmosphère les plus importants après la vapeur d’eau : le dioxyde de carbone (courbe bleue) et le méthane (courbe verte), au cours des derniers 800 000 ans. La reconstitution de la température en Antarctique (courbe rouge) est issue des mesures des isotopes de l’eau constituant la glace. Les données de dioxyde de carbone proviennent de plusieurs carottes de glace (Vostok, Taylor Dome, EPICA Dôme C). Celles du méthane sont entièrement issues du forage EPICA Dôme C.
Oui, la température de la Terre a déjà été plus élevée qu’elle ne l’est à l’heure actuelle (et plus basse aussi !). En étudiant la composition des glaces, des pollens et des sédiments marins anciens, les paléo-climatologues affirment en effet que le thermomètre affichait près de 26°C il y a 450 millions d’années. Un climat tropical régnait au Nord de l’Amérique et de l’Europe, en Asie et en Australie. Mais, à l’époque, la vie n’en était encore qu’à ses balbutiements. Depuis 400 000 ans (date de la domestication du feu par l’homme, et donc des premières petites émissions de CO2 anthropique!), la Terre connaît de longues périodes glaciaires entrecoupées de périodes interglaciaires (de 10 et 20 000 ans).
Aujourd’hui, la température moyenne avoisine les 15°C. Notre planète se trouve ainsi dans une période interglaciaire. Mais au cours du dernier siècle, l’augmentation de la température moyenne du globe s’est accélérée. Elle est 50 à 100 fois plus rapide que les réchauffements survenus jusqu’alors.
Il est donc difficile de prévoir l’impact d’un changement si brusque. D’où l’importance d’inverser la tendance en réduisant nos émissions de CO2. Car sinon, bien que la planète Terre ne soit pas en péril, de nombreux drames humains risquent de survenir et beaucoup d’espèces animales pourraient être rayées de la carte.
Pour en savoir plus :
http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/1178296
http://www.cnrs.fr/cnrs-images/sciencesdelaterreaulycee/contenu/paleoclim1-1.htm

