

Le « Generali Arctic Observer » n’est pas un aérostat comme les autres.
Ce n’est ni une montgolfière (ballon gonflé à l’air chaud) ni une charlière (gonflée au gaz) mais une rozière, un hybride des deux. En effet, la combinaison d’air chaud et de gaz (ici hélium) permet de réaliser de bien plus longs trajets, un facteur essentiel pour une traversée de l’Arctique sans escale de plus de 3000 kilomètres. Elle est également plus économe en énergie, puisqu’il faut uniquement maintenir la dilatation optimale de la poche d’hélium pour rester en altitude. En revanche, son gonflage est particulièrement délicat.
La rozière de Jean-Louis Etienne, conçue par l’Écossais Don Cameron, est inédite dans l’histoire de l’aéronautique. Elle ressemble certes à celle que Bertrand Piccard et Brian Jones ont utilisée en 1999 pour réaliser leur tour du monde en ballon (le Breitling Orbiter). Mais sa forme est différente. Elle est oblongue (et non sphérique à son sommet) pour éviter l’accumulation de neige et de glace, susceptible d’alourdir l’embarcation et de mettre en péril l’expédition.
De plus, sa nacelle n’est pas pressurisée. Elle est donc plus légère et confère ainsi une grande autonomie de vol (jusqu’à 20 jours théoriquement). Au cas où il aurait été obligé de monter à plus de 4000 mètres d’altitude, Jean-Louis Etienne avait prévu une bouteille d’oxygène. Heureusement, puisque son périple l’a conduit à grimper à près de 5000 mètres de haut !
Au-delà de l’aventure humaine, de la mission scientifique et pédagogique, « Generali Arctic Observer » a donc aussi été une première dans l’histoire de l’aéronautique.
Caractéristiques techniques du « Generali Arctic Observer »
Volume d’hélium : 2 200 m3
Volume du cône d’air chaud : 500 m3
Hauteur du ballon : 27 mètres
Diamètre du ballon : 16 mètres
Alimentation : 360 kg de propane
En savoir plus :
http://www.mer-media.com/generali/
http://aerostation.free.fr/ffa/roziere.shtml
