
Difficile à dire puisque nul n’est encore certain de l’ampleur des bouleversements climatiques à venir. Les chiffres varient donc énormément selon les sources.
D’après l’ONU, plus de 25 millions d’individus auraient déjà plié bagage en raison du réchauffement. Et si l’on en croit l’Office international des migrations (OIM), le nombre de réfugiés climatiques devrait exploser. Il dépasserait les 150 millions à l’horizon 2050 !
Le nombre de migrants à venir dépend en effet non seulement de l’intensité, mais aussi de la nature des dérèglements climatiques. Certaines grosses catastrophes (cyclones, inondations) provoquent par exemple des exodes massifs, mais souvent temporaires. D’autres, paradoxalement, affaiblissent tant les populations qu’elles n’ont plus ni les moyens ni la force de partir. C’est ce qu’il se passe notamment avec les sécheresses prolongées au Sahel.
Autre paramètre décisif : la capacité des pays concernés à prévenir les conséquences du réchauffement, en contenant par exemple la montée des eaux susceptible d’engloutir 1% des terres émergées (voir fiche Certains pays se préparent-ils à un réchauffement climatique qu’ils jugent inéluctable ?). Tout dépendra donc aussi des aides financières et technologiques que voudront bien apporter les pays riches aux États moins favorisés. Car les réfugiés climatiques proviendront à 98% des pays les plus pauvres de la planète, d’Asie du Sud et du Sud Est, d’Afrique et des îles du Pacifique. (voir fiche C’est quoi un réfugié climatique ?)
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
Pour en savoir plus :
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20819&Cr=climat&Cr1=
http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/climat/50_millions_refugies_climatiques/95713.jsp
http://www.latribune.fr/green-business/sommet-de-copenhague/le-monde-apres-copenhague/20091222trib000455530/les-refugies-climatiques-seront-50-millions-des-2010.html?folder=455581

