
Toutes les activités humaines consomment peu ou prou de l’énergie et produisent donc des gaz à effet de serre (GES), CO2 en tête. Ceux-ci se retrouvent in fine dans l’atmosphère et participent ainsi au réchauffement climatique. Un aller-retour Paris / San Francisco en avion, par exemple, génère environ 1,6 tonne de CO2 par passager. La fabrication et la commercialisation de quatre pots de yaourt nature émet 1,7 kg de CO2 et celles d’un kilo de steak surgelé près de 6 kg. D’où l’idée, pour ne pas aggraver le changement climatique, de compenser volontairement ses émissions de GES en finançant un projet qui, lui, va au contraire absorber du CO2 ou éviter d’en produire ultérieurement : opération de reboisement, amélioration de l’efficacité énergétique d’une installation, développement d’énergies renouvelables (solaire, éolien…). C’est ce que l’on appelle la compensation carbone.
Simple dans son principe, ce procédé - que de nombreux organismes proposent d’effectuer via internet - est pourtant plus complexe qu’il n’y paraît. Comment, en effet, évaluer chacune de ses émissions de GES ? Quelle somme d’argent faut-il donner pour compenser véritablement l’émission d’une tonne de CO2 ? Celle-ci varie du simple au quadruple selon les intermédiaires. Comment être sûr que le projet de compensation sera bel et bien exécuté ? Compenser est certes un geste responsable, mais cela ne règle pas tout. La meilleure façon d’agir est certainement… de limiter au maximum ses émissions à la source !
Merci au CNES et à Carboschool pour leur collaboration.
En savoir plus :
http://www.compensationco2.fr

